L'Agence des services frontaliers du Canada mène un projet pilote sur la chaîne de blocs avec la plateforme TradeLens mise au point par IBM et Maersk

Rédigé le 25/10/2018
Communiqué de IBM

Les agences de services frontaliers du monde entier font face à de grands défis, comme les pressions budgétaires et l'augmentation des volumes à traiter/

Les agences de services frontaliers du monde entier font face à de grands défis, comme les pressions budgétaires et l'augmentation des volumes à traiter, et s'efforcent de gérer plus efficacement l'accès des personnes et des marchandises qui circulent aux points d'entrée au pays.

L'Agence des services frontaliers du Canadas (ASFC) a la responsabilité de faciliter les déplacements et le commerce légitimes. Notre mandat public général en matière de sécurité consiste à fournir des services dans 1 200 points d'entrée et à 39 emplacements internationaux. Chaque jour, nous traitons en moyenne la mainlevée de plus de 58 600 expéditions commerciales, 14 400 camions, 240 000 articles de courrier et 127 400 expéditions par messagerie, tout en percevant plus de 88 200 000 $ (CA) en droits et taxes.

La technologie évolue rapidement pour nous aider à devenir plus efficaces. La technologie de la chaîne de blocs est devenue un moyen innovateur pour aider à simplifier la chaîne d'approvisionnement des marchandises commerciales. Elle établit une fondation sécurisée pour les chaînes d'approvisionnement numériques, ce qui permet à de multiples partenaires commerciaux de collaborer en partageant la même information sur une transaction, sans compromettre les détails, la protection des renseignements personnels ou la confidentialité. Avec la chaîne de blocs, les autorités douanières ont la possibilité d'agir plus efficacement, puisqu'elles ont un accès instantané aux données et aux documents sur le transport des marchandises, y compris à l'aide des données issues de l'internet des objets et de capteurs qui permettent entre autres de vérifier la température et le poids d'un conteneur.

L'Institut IBM de recherche en valeur commerciale a récemment découvert qu'un groupe d'organismes gouvernementaux ont adopté la technologie de la chaîne de blocs, afin de partager plus facilement et de manière sécurisée des données entre les institutions et les personnes et de favoriser une collaboration plus étendue. L'ASFC est l'un de ces organismes. Notre participation à ce projet pilote nous permet d'évaluer les avantages que peut nous offrir TradeLens, une solution numérique pour le transport des marchandises fondée sur la chaîne de blocs, qui a été mise au point conjointement par Maersk et IBM, afin de favoriser le développement d'un commerce international plus efficace et mieux sécurisé.

Dans ce projet pilote avec la solution TradeLens, nous avons l'occasion d'examiner comment nous pourrions créer une chaîne d'approvisionnement numérique singulière et de confiance pour toutes les cargaisons qui entrent au Canada. La solution TradeLens nous donne non seulement la possibilité de trouver des moyens d'accroître l'efficacité de nos processus et d'obtenir des connaissances analytiques, mais aussi d'améliorer l'exactitude des données et les capacités de ciblage.

L'avènement de la technologie de la chaîne de blocs est encore très récent, mais d'après ce que j'ai pu constater jusqu'à maintenant, cette technologie peut être avantageuse pour assurer la conformité réglementaire et la gestion des contrats, deux processus qui demeurent aujourd’hui largement basés sur des documents imprimés et qui sont à la fois coûteux et complexes. Les chaînes de blocs peuvent établir des pistes de vérification en temps utile qui sont inaltérables et transparentes. Elles ont ainsi la capacité de réduire les coûts liés à la gestion des contrats et à l'application des règlements. C'est formidable de pouvoir combiner cette capacité avec les fonctions infonuagiques et de partage de données éprouvées et évolutives de TradeLens.

Si ce projet pilote se révèle une réussite, nous pourrions éventuellement accélérer les expéditions de marchandises en toute confiance dans les ports canadiens et améliorer la sécurité dans les ports et à la frontière du pays. Au bout du compte, nous pourrions obtenir une chaîne d'approvisionnement nationale plus rapide et plus fiable qui pourrait avoir une incidence positive sur les résultats économiques du Canada.